Les phobies

A blue eye in the middle of a tropical hurricane. Elements of this image furnished by NASA

Vous sursautez et ressentez une peur incontrôlable à la vue d’une araignée ? La perspective de traverser une foule vous paralyse ? Vous devez prendre la parole en public et vous perdez tous vos moyens ? L’idée de prendre l’avion vous fait paniquer ?

Il est probable que vous soyez en proie à une phobie.

La phobie se définit comme une hyperréactivité émotionnelle involontaire face à une situation précise.

Ce qui la différencie de la peur, c’est l’intensité émotionnelle ressentie et son caractère insurmontable face à une situation qui n’est pas réellement dangereuse. Alors que la peur surgit face à un danger réel et permet de mettre en place un comportement adapté, la réaction phobique est incontrôlable.

Les phobies les plus fréquentes ont trait aux animaux (araignées, serpents, …), aux éléments naturels (eau, vide, obscurité, orages…), aux moyens de transport (avion, transports en commun, …), aux situations sociales ou lieux – publics ou non – (foule, ascenseurs, endroits fermés, regards, jugements…). Elles peuvent aussi avoir rapport au corps (peur du sang, de s’étouffer, de vomir, … ).

Les personnes en proie à des phobies mettent tout en œuvre pour échapper à une éventuelle confrontation avec la source de la phobie en fuyant toutes les situations où elles risquent de la rencontrer. Malheureusement, bien que cette attitude soit compréhensible, elle ne fait que renforcer et perdurer le problème et peut parfois devenir un réel handicap dans la vie de tous les jours.

Les techniques qui permettent de venir à bout des phobies utilisent toutes le même principe : affronter la peur déclenchée par la phobie en activant la réaction émotionnelle dans un premier temps et en la désactivant progressivement dans un deuxième temps.  Les thérapies cognitivo-comportementales (TTC) confrontent ainsi les personnes sujettes aux phobies de façon croissante, par exemple en les exposant d’abord aux mots écrits ou à des photographies représentant les déclencheurs de la phobie, puis peu à peu à des situations réelles.

En hypnose thérapeutique, l’approche est similaire mais avec le grand avantage que la désensibilisation se réalise de manière « virtuelle ». L’état hypnotique permet d’installer un contexte sécurisant dans lequel la personne va pouvoir peu à peu ressentir suffisamment de confiance pour  « faire face » – consciemment et inconsciemment – aux différents déclencheurs de la réaction phobique, tout d’abord de façon éloignée, puis de plus en plus rapprochée. Ce contexte sécurisant est un facteur important de guérison, car lorsque la phobie est présente depuis longtemps, une « peur de la peur » peut s’être installée, diluant ainsi les facteurs initiaux responsables de l’anxiété et bloquant également la capacité du client à se relier aux émotions ressenties comme trop dangereuses, ce qui empêche la mise en œuvre des techniques de désensibilisation. Dans certaines situations, l’EFT (Emotional Freedom Techniques) peut également être utilisée en complément de l’hypnose afin  de lever ces blocages et d’initier, puis d’accomplir le travail de désensibilisation de façon optimale.  Par ailleurs, l’état hypnotique permet un travail beaucoup plus rapide et efficace que des approches plus psychologiques ou intellectuelles du problème.

« Il n’est pas nécessaire de comprendre pour guérir »

Milton Erickson

©Sylvie Fort, thérapeute en hypnose Ericksonienne, 09/2016

Consultations à Neuchâtel et Marin-Epagnier (Suisse)

079 612 95 42